C'est Dimanche. Rien ne se passe, chui trop déprimé. Auu secooours !!! En attendant, un extrait d'une nouvelle Orientale pleine d'épices et de chats noirs... Elle est bientôt terminée et va faire une vingtaine de pages au final. A bientôt !
" (...)
Elle regardait la mer. Songeuse. Peut-être se souvenait-elle de son mari, colonel allemand, tué sous les assauts d’obus français à Verdun? Peut-être repensait-elle aux années pleines de confusion qu’elle avait passé à l’hôpital? Peut-être pensait-elle, non, pourvu que non…Non
"Cher ami, ça ne va pas ?"
Suite à la mort de son mari, Katerina était tombé dans une grave crise d’hystérie, suivie d’un terrible effondrement psychique. Interné, elle fut ma patiente durant cinq ans. Cinq longues années où je du soutenir son étrange regard perdu dans quelques nébuleuses de l’esprit. Tout fut tenté à son égard pour la sortir de son état. Douche glacée, électrochocs, hypnose, médicamentation à base de sulfure d’azote, héroïne, tisanes, séance de spiritisme pour rentrer en contact avec son cher et tendre. Rien ne fonctionna, pas même les lectures stimulantes et véritablement passionnantes de l'oeuvre complète de Sigmund Freud. Ni même les caresses et mon amour.
Je pensai en effet que le toucher voire l’affection d’un homme pouvait raviver les souvenirs d’antan ; quand elle était dans les bras de son mari. La ramenant ainsi dans le monde des vivants. Et je l’avoue, aujourd’hui. Je suis tombé fou amoureux de Katerina. Et, et…
J’avoue doublement mon crime. J’ai abusé de l’état de ma patiente. Personne ne le su. Pas même Lewis. Je lui ai fait l’amour comme un homme en pleine possession de sa virilité doit le faire en présence d’une si belle femme. Plusieurs fois, je lui ai fait l’amour. Tous les samedis. Un véritable rituel. Je verrouillais la porte avec ma clé de bronze et me retournai vers elle. Elle était là, sur le divan, n'attendant que moi. Lascive. Frêle. Jeune. De longs cheveux blonds, des yeux d’un bleu infini, un véritable ange tombé du ciel. C’est alors que le séraphin sortait de la pendule et entonnait en musique les quinze heures, brisant un étourdissant silence.
Je la déshabillais alors. Délicatement. Lui baisais ses petits seins en poire et glissais ma main tout doucement vers son entrejambe. infini douceur de sa peau blanche, Mmm. De sa part, il n’y avait aucune réaction. Des bras ballants, un regard fixe tourné vers la porte et un corps froid et inanimé qui me donnait l’étrange mais délicieuse -perverse- impression de faire l’amour à une morte. "
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