Voici un extrait d'une Nouvelle que j'ai mis de coté...Pour l'instant.
Il s'agit de La théorie Beckerell, enquête scientifique et historique sur une théorie effrayante, oubliée depuis des décades, et qui risque de se vérifier dans quelques années. Et ce au grand dam de l'humanité.
Il s'agit de mon troisième texte mettant en scéne Lewis Beckerell après La Forêt, elle se réveille et De fumée et d'Or.
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Et c’est en Décembre 1959, suite à un accident de laboratoire que tout devînt, si j’ose dire, plus lumineux. Il tenta une expérience de routine portant sur la fragmentation d’un nucléidé bipolaire à l’aide de neutrinos, et là c’était nouveau, un peu d’antimatière de sa fabrication(6). Seulement lors de la fission, un photon amphisé blindé de Quarks s’échappa de nulle part et avala toute l’antimatière. Il apparut alors en nombre des antiquantas de type 15. Du jamais vu. Voilà, grossièrement, le résultat des courses:
Xx-Pp 152S = M-] ¤* C=156Z
G (6ù* 89»»1266 = MZ
M=226 mega joule X= 196 (up)
C-M 256, 89-Cc [Err°)) 222, 03 gigaelectronvolt dont 0 Nn
Des formules vraiment impressionnantes et surtout incompréhensibles. Les champs électromagnétiques montrent des propriétés inconnues, curieusement compensatrices. Et que dire de ces neutrinos qui ont totalement disparu après invariablement avoir fait tout sauf ce qui était prévu par les lois de la physique. L’apparition d’antiquantas en grand nombre en lieu et place de l’antimatière fût aussi inattendue et interpella fortement Beckerell. Devant de tels résultats, Beckerell eu une première interprétation qui s’avéra totalement fausse après d’autres expériences du même type. L’antimatière, pensait-il, déréglait la composante électromagnétique en influant sur le rapport photonique des impulsions nucléïdales. D’où l’apparition d’antiquantas. Or il observa lors de la seconde expérience que Vz n’équivalait pas 0.06 électrojoules/microseconde, ce qui entre nous est plutôt, convenons en, petit, et qu’il était donc impossible que l’antimatière, seule, puisse autant dérégler la composante quantique. Le lien entre l’antimatière et l’apparition des antiquantas semblait bancal. Mais Beckerell supposait que l’antimatière avait tout de même sa part de responsabilité. La sixième expérience fut la bonne. L’antimatière absorbé par ce fameux photon amphisé n’avait pas disparu mais s’était tout bonnement converti au contact du photon en énergie quantique particulière: une énergie que Beckerell qualifiera d’«antiquantique». Et que les neutrinos qui avaient si mystérieusement disparu sous l’effet de cette énergie avaient été changés en antiquantas. Beckerell en conclut, par recoupement, que des particules élémentaires comme les neutrinos, sous l’action d’un champ électromagnétique particulier (l’énergie «antiquantique») s’était transformés en antiquantas. Tout semblait désormais clair dans l’esprit de Beckerell, il venait de trouver dans cette réaction en chaîne inédite mêlant matière et antimatière, comment d’un processus physique élaboré, les antiquantas naissent. Processus qui oppose à nouveau la matière et l’antimatière, comme l’ont toujours fait les scientifiques. Mais de cette opposition, Beckerell note que ce sont les antiquantas qui gagnent. Ce sont les antiquantas qui cannibalisent les particules élémentaires de notre monde. C’est à partir de cette conclusion que la théorie Beckerell se mit tout doucement en place. Lewis corréla ces dires avec trois quatre expériences à l’oscilloscope dans son Laboratoire et envoya immédiatement un courrier à Richard Straber du département de physique atomique de Miami. Beckerell espérait impressionner le directeur du projet Tomahawk 2(7) pour pouvoir réaliser des expériences grandeur nature. Straber lui renvoya un message comme quoi il fallait qu’il revoie ces cours de science physique du collège avant d’envoyer ce genre d’inepties.
«La physique, mon gars, c’est du sérieux! Je te signale que y a les Russes qui nous poussent au cul! Et que si ça continue, ils vont nous exploser à la gueule! Donc laisse faire les experts, bordel de merde! Je te conseille de te construire un bunker au plus vite et de t’ y enterrer, toi, ta femme, ton clebs et tes gosses et d’arrêter d’nous envoyer tes conneries !».
Beckerell ne se découragea pas pour autant. Il tenta une nouvelle expérience. S’enferma chez lui pendant sept jours et tomba un peu par hasard sur un article d’un vieux National Geographic(8). L’article parlait de la découverte stupéfiante d’un mammouth par les esquimaux du Groënland austral. L’animal était plongé dans la glace depuis des milliers d’années et était dans un parfait état de conservation. Le journaliste, photos à l’appui, s’exclamait que l’animal semblait presque vivant et que s’en était fou. Une idée, alors, germa dans la tête de Beckerell. Il lui vînt alors une théorie, étrange théorie, une folle théorie.
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