Vendredi 29 septembre 2006
Une casounette de la première aventure des Zétonnants dessinée par Benoît Ventre-Je viens de terminer le story-board des Zétonnants en Afrique en vue du prochain numéro du Barbu. Ca fait neuf pages, c'est idiot, bourré d'action et de girafes. J'en dis pas plus. Juste que j'ai un peu le stress. Demain, je vois Benoît le dessinateur qui va découvrir la chose et me dire ce qu'il en est.
-Je prépare également une bédé pour Pawa. Ca s'intitulera Grobar l'ours. Et c'est l'histoire d'un ours en slip bourrinos au pays des cariboux.
-Je vais me lancer très prochainement avec le David Harelle (ça fait longtemps que ça nous trotte) sur un projet long (genre long) avec un lapin pirate, des corsaires sexy et une course au trésor que j'espère halletante et magique. Le plein de boulets de canon, bientôt.
-Coté texte, je travaille d'arrache pied sur la Fusée au bois de Méléze. J'ai maintenant un vrai fil conducteur entre toutes les saynettes. Il y a une semaine, c'était loin d'être le cas.
-Avec tout ça, j'ai le temps de passer une journée entière jusque tard dans la nuit sur Diablo I ou II (je découvre et j'ai appris à mes dépens qu'avec ces jeux, il ne faut surtout jamais commencer).
Enfin, ça bouge bien. Et c'est ce qu'il me faut en ces temps de déprime.
par frédéric Legros
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Mercredi 20 septembre 2006

D'après une étude américaine sérieuse, un français sur trois est un lapin.
par frédéric Legros
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"Il va sans dire qu’il me fallait bien peu pour que mon esprit divague vers des univers infinis, traverse la vallée des temps et gagne les limites atomiques de notre monde. Et bien le spectacle qui s’offrit à moi ce soir-là excitait au-delà de toute raison mon circuit neuro-électrique : des milliers d’étoiles scintillantes dans les cieux et se répondant dans un concert étonnant, des aurores boréales incongrues et incroyables et quelques fulgurantes filantes de météore.
Pourquoi ne pas sauter d’étoile en étoile et profiter des fameux vents solaires pour explorer ces mondes étranges ? Abandonnant ma vieille chaise à bascule, je m’accrochai tant bien que mal à la queue d’une comète qui passait près de la Suisse et profitai des propriétés éthérées de l’hyper espace pour atteindre des planètes inconnues. Chacune d’entre elles prenait des formes géométriques incroyables et rarement envisagées par le cerveau humain, entre le diabolique cube concentrique de Walt, l’effrayant cylindre philistin d’Haperger et l’impossible cône sinusoïdal d’Hendry. Sur la planète qui ressemblait à une onde, je fus accueilli les bras ouverts par la peuplade locale : de minuscules humanoïdes fuchsia, gris, vert-de-gris ou mauves, vivant dans de petites huttes en silice au bord d’un gigantesque canyon phosphorescent. Je mâchai bon gré mal gré leurs plantes de carbone hallucinogènes avant de me hisser guilleret vers d’autres planètes à l’aide de leur étonnant réseau de cordes.
Au détour d’un météore, entre trois soleils et un trou noir, je fus aussi convié en tant que représentant de la race humaine au repas gargantuesque du Roi, mollusque géant et débonnaire, qui règne sans partage sur la nuit des Temps. Il me proposa la main de sa fille : une belle amazone au cinq milles seins. Ne masquant pas ma gêne, je repoussai la proposition de mariage et devant cette confusion, le Roi se mit à rire. Son rire provoqua des cataclysmes temporels qui ravagérent le cosmos tout entier.
Je voyageais ensuite à bord d'un astronef atomique vers les cieux éternels, là ou aucun être vivant n’avait osé s’aventurer, là où l’univers s’éteint dans de sombres soubresauts, là où commence l’incommensurable néant et son cortége de vide. Je frissonnai à l’idée d’effleurer du bout des doigts ce grand rien, cette extra dimension encore inconnue des scientifiques. Pris de violents vertiges, je soupçonnai que derrière toutes ces choses magiques et un peu folles se cachaient des forces impies prêtes à se réveiller et à dévorer notre monde. Je changeai expressément de cap et m’en allai rejoindre une irrésistible supernova qui caressait avec ses volutes de couleurs chatoyantes l’univers tout entier."
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par frédéric Legros
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Deux petites illus de Jérémie pour un projet commun qui prend un peu la poussière. Voici donc l'ami Foggle et ses compères Mordicus (le corbeau à lunette) et Tête-de-Lune. Je vais relancer la machine. Pour sûr.
Vendredi 1 septembre 2006


premières pages du Syndrome du Sablier
En 1999, en cours d'espagnol et alors que d'autres faisaient la sieste, je dessinai une bd à la vavite. Ca s'appelait Gozzo Lapin Ninja, c'était une parodie de James Bond avec un lapin obsédé et c'était complétement idiot.
Puis après le cours d'espagnol, j'ai rencontré un dessineux bourré de talent, et propriétaire d'une 2 CV qui plus est, j'ai nommé le sieur Benjamin Vergne. J'eu alors l'idée lumineuse de lui proposer de dessiner Gozzo Lapin Ninja. Et le pauvre, inconscient, accepta. Il dessina 12 pages sur les 34 prévu. Puis s'en alla loin. Très loin.
Cinq ans plus tard, alors que j'avais tenté d'oublier en sombrant dans la drogue et le Nesquik, je reçus un coup de fil. Un certain Benjamin Vergne. Le jeune homme m'annonca que les 34 pages étaient terminés et qu'on pouvait sle faire en ptit bouquin avec la couve et tout le tsointsoin. Pour moi, c'était une sorte de choc, un retour vers le futur de taré, un flashback énorme et rigolo.
Deux ans plus tard, alors que je pensai que Gozzo était un happy end, certes génial mais définitif entre moi et monsieur Vergne, ce dernier me rappelle pour adapter en BD "le Syndrome du Sablier". Il s'agit d'une nouvelle très polar, très roman de gare avec un gars qui raconte des histoires à ses meubles. Je l'ai écrite il y a 3 ans et elle fut publiée dans le premier recueil de Monsieur Toussaint Louverture. Le benjamin m'avoua qu'il avait acheté le recueil et qu'il souhaitait en faire une bd.
Ce matin, je viens de découvrir dans ma boite au lettre les 4 premières pages du Syndrome du Sablier avec un petit quelque chose au coeur. Monsieu Vergne, vous êtes un homme plein de surprise.
par frédéric Legros
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